Glacier Bay, exploration d'un laboratoire à ciel ouvert

Depuis 2008, Jaeger-LeCoultre et l’Unesco travaillent main dans la main pour protéger les 47 sites marins inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Le soutien qu’apporte la marque à la conservation de ces trésors marins uniques s’inscrit dans une démarche de préservation des ressources les plus précieuses de notre planète.

Afin d’illustrer son engagement sur le long terme, la manufacture a réalisé un nouveau film sur Glacier Bay National Park (USA), mettant à l’honneur le travail des scientifiques et des gestionnaires qui œuvrent pour préserver le site.

Chaque année, Jaeger-LeCoultre rend hommage à l’un des sites marins inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette année, c’est la réserve naturelle de Glacier Bay, à la frontière canadienne de l’Alaska, qui est à l’honneur.

«La recherche scientifique est d’une importance capitale à Glacier Bay. La zone a été déclarée monument national américain en 1925 en raison de la possibilité unique qu’elle offre d’étudier les processus de succession des périodes glaciaires. C’est pourquoi les responsables de Glacier Bay encouragent aussi bien les recherches générales, comme la glaciologie et l’évolution du paysage, que des études plus appliquées axées sur les conséquences des incursions», explique Scott Gende, conseiller scientifique principal de Glacier Bay.

Véritable source d’inspiration pour tout défenseur des océans, ce parc était un choix évident pour Jaeger-LeCoultre. Son film retrace l’histoire du site, inscrit en 1992 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui abrite non seulement quelques-uns des derniers glaciers de la planète, mais aussi les plus grands champs de glace non polaires du monde, une forêt spectaculaire et de nombreux fjords. On y trouve des mammifères marins tels que des marsouins, des phoques, des lions de mer, plusieurs espèces de baleines ainsi que la célèbre loutre de mer, dont la précieuse fourrure faillit causer son extinction il y a quelques siècles.

Ces animaux marins vivent en parfaite harmonie à Glacier Bay, grâce à des règles de protection et à une gestion strictes. L’administration efficace du parc a permis à des espèces menacées, comme la baleine à bosse et le lion de mer, d’y trouver un refuge sûr.

Bien avant son inscription au patrimoine mondial, Glacier Bay était déjà un lieu privilégié pour les recherches scientifiques. Alors que des baleines à bosse viennent s’alimenter dans cette zone pendant leur migration, des collisions avec les bateaux de croisière sont déjà survenues, leur causant des blessures parfois mortelles. En 2005, un programme de recherche a été lancé pour résoudre ce problème.

Depuis, tous les bateaux entrants sont contrôlés par les équipes du site. Ce projet est le premier d’une telle ampleur à recueillir continuellement des données sur l’interaction entre les bateaux et les grands mammifères marins. Lorsqu’ils s’engagent dans le parc, les bateaux ont à leur bord des cétologues qui repèrent chaque baleine de la zone avec des jumelles spéciales. Dès que l’une d’elle est repérée, un message automatique est envoyé au capitaine du bateau, lui permettant d’ajuster sa trajectoire et sa vitesse. Les résultats de ce projet complexe ont servi à établir de nouvelles règles de navigation au sein de Glacier Bay qui ont considérablement réduit les risques pour les baleines bosse, faisant de ce lieu unique leur refuge.

04.6.2015